Rite funéraire orthodoxe

Le cercueil est fermé pendant la cérémonie. Il est recouvert d’un drap violet avec la croix orthodoxe et trois chandeliers sont allumés à ses cotés.

Le pope ne sort pas de l’église, l’assistance suit l’entrée du cercueil et s’installe. Des cierges à allumer à l’un des cierges placés autour du cercueil sont distribués. Le pope accompagne la famille au cimetière.

L’incinération est interdite.
Avec moins de 30 paroisses en France, la religion orthodoxe est sous-représentée. Cependant, elle se caractérise par des rites précis, visant à accompagner l’âme dans son ascension, qui prend 40 jours.

Les préparatifs des obsèques orthodoxes
À l’exception des membres du clergé, il n’y a pas de rituel spécifique pour la toilette mortuaire. De même, les soins apportés au défunt ne sont pas interdits. En revanche, il doit être disposé les bras en croix sur la poitrine avec entre les mains l’Évangile, la Croix et parfois son icône personnelle.
Les orthodoxes considèrent qu’il faut 3 jours à l’âme pour se séparer du corps et commencer son ascension. Pendant cette période, de nombreux hommages sont rendus au défunt à travers des veillées et des prières. Des bougies et veilleuses sont placées de part et d’autre du cercueil.
La mise en bière se fait en présence d’un représentant du culte qui bénit une dernière fois le défunt. Normalement, le cercueil doit rester ouvert pendant l’office, cependant cela n’est pas permis en France. Pour compenser, le dessus du cercueil est orné d’une croix.

Le saviez-vous ?
Crée en 2010, l’Esoref est le premier organisme de pompes funèbres exclusivement dédié aux funérailles orthodoxes. Basé à Paris, son équipe prend en charge toute l’organisation des obsèques, des démarches administratives aux rituels religieux.

La cérémonie religieuse orthodoxe
L’office pour les défunts, appelé Pannychide, en est un élément essentiel des offices de l’Eglise orthodoxe. Il a lieu au minimum les 3e, 9e et 40e jours après le décès, ainsi qu’à la date anniversaire de ce dernier.

L’office des funérailles, différent de la Pannychide, se compose de prières, d’hymnes et de lectures de textes sacrés. Ses points d’orgue sont le baiser de paix et l’onction. Ces deux rites ont normalement lieu cercueil ouvert, ce qui est interdit en France. L’assistance vient dire un dernier adieu au défunt et le prêtre l’oint d’huile et passe de l’encens sur le cercueil.

Le saviez-vous ?
Les vêtements du défunt bénéficient aussi d’un rituel particulier. Un prêtre vient les bénir après les obsèques, puis ils sont distribués. Cette démarche a pour but de faciliter le travail du deuil en diminuant l’attachement des proches aux biens du défunt.

Les rituels au cimetière pour les orthodoxes
Le prêtre accompagne l’assemblée au cimetière. Dans l’idéal, la sépulture est orientée vers l’Orient (vers le soleil levant, symbole du Christ ressuscité) et est dotée de la croix orthodoxe, d’icônes et d’un emplacement pour une veilleuse.
L’inhumation s’accompagne de chants religieux et d’une bénédiction, puis la famille dépose de la terre sur le cercueil pour un dernier adieu.

L’attitude orthodoxe face à la crémation
En théorie, la crémation, de même que le prélèvement d’organes, sont interdits par respect pour le corps du défunt. Cependant, le prix des obsèques en Russie, de même que le manque de place, ont incité un grand nombre de pratiquants à y avoir recours malgré tout.
Enterrement orthodoxe

Comme dans de nombreuses religions, la mort est un passage chez les Orthodoxes. Cette nouvelle naissance nécessite une purification de l’âme qui dure 40 jours. Les hommages au défunt ont lieu les troisième, neuvième et quarantième jours. Le jour anniversaire du décès, la « Pannychide » est aussi une étape rituelle importante.

Les funérailles selon le rite orthodoxe
En France, la tradition orthodoxe est plutôt rare. Aussi, il est préférable de s’adresser à des pompes funèbres spécialisées pour faciliter l’organisation des obsèques. Celles-ci prennent alors contact avec un pope pour la dimension religieuse du rite. Les funérailles ont lieu le troisième jour après le décès, pour permettre à l’âme de se dissocier du corps. Elles prennent la forme d’une inhumation car la religion condamne l’incinération comme les dons d’organes. Toutefois, l’embaumement est parfois pratiqué.

Au moment du décès, les bras du défunt ont étés croisés sur sa poitrine, une icône personnelle, face contre son corps, est placée entre ses mains. Lors de son entrée dans l’église, le cercueil est présenté ouvert, le corps à la vue de l’assistance. En Occident, une croix orthodoxe est placée sur le cercueil car la loi ne permet de laisser le cercueil ouvert.

Avant la fermeture du cercueil, les proches peuvent déposer des fleurs de deuil aux côtés du défunt. Comme dans le culte catholique, les fleurs de deuil et les lumières sont importantes, comme symboles de la renaissance et de l’illumination de l’esprit. C’est pourquoi l’on trouve notamment trois chandeliers au pied du cercueil. Au cimetière, les proches déposent de la terre en guise de dernier adieu et embrassent la croix orthodoxe présentée par le pope.

Symbolique des funérailles orthodoxes
La mort est une entrée dans la vie spirituelle selon la tradition orthodoxe. L’objectif est d’atteindre le Paradis, jardin de l’esprit enveloppé par la présence de Dieu. La mort peut suivre deux voies. Soit l’esprit n’arrive pas à quitter son enveloppe charnelle, c’est l’agonie. Soit le mourant est prêt, il s’endort préparé, c’est la dormition. Pendant la cérémonie, une image du Christ peut être placée près du corps. Le défunt peut également être tourné vers l’Orient, en direction du Christ ressuscité.

La Pannychide
Célébré avant ou après les funérailles à proprement dit, la Pannychide est un requiem, une prière pour le défunt afin de l’aider dans son voyage. Cette prière n’est pas propre uniquement aux funérailles, elle revient au moment du Grand Carême et pour la Pentecôte. Généralement, lors des funérailles slaves, seule la fin de la prière est récitée sous le nom de « Litie ». On retrouve ce rite chez les Grecs avec le « Trisagion ».

La question de l’incinération chez les Orthodoxes
La crémation ne fait pas partie de la tradition orthodoxe. Néanmoins, l’histoire de la Russie lui a fait une place récente. Durant l’ère soviétique en effet, l’incinération est apparue comme un moyen de lutter contre le poids de la religion. Aujourd’hui, à Moscou, la pratique représente plus de 60 % des funérailles. C’est une solution reconnue comme pratique compte tenu du manque de place dans les cimetières et du moindre coût des cérémonies.

Enterrement orthodoxe
L’enterrement orthodoxe se caractérise essentiellement par une période de 40 jours dédié à la purification de l’âme. Dans la religion orthodoxe, le décès d’une personne passe par un grand nombre d’étapes rituelles fondamentales.